Pourquoi je n’arrive pas à ralentir ?

15 Sep 2026 | Anxiété & Stress, Ecothérapie

On parle beaucoup de ralentir.

Ralentir le rythme. Prendre du temps pour soi. Faire des pauses. Lever le pied.

Sur le papier, cela paraît presque simple. Et pourtant, dans la réalité, ce n’est pas toujours si facile.

Je pense à une jeune femme que j’ai accompagnée il y a quelque temps. Au fil des séances, elle avait fait une observation toute simple : elle faisait tout vite.

La semaine, bien sûr : le boulot, la vie de famille, les obligations diverses… Jusque-là, rien de très étonnant.

Mais elle s’était rendu compte qu’elle faisait exactement la même chose le week-end.

Le déclic était venu un dimanche, sous la douche, qu’elle était en train de prendre à toute vitesse. En se voyant faire, elle s’était dit : « Mais pourquoi je me dépêche ? J’ai le temps… »

Cette prise de conscience avait quelque chose d’assez révélateur : même lorsque l’urgence extérieure disparaissait, le rythme, lui, était resté.

C’est peut-être l’une des premières choses à comprendre lorsqu’on se demande pourquoi on n’arrive pas à ralentir : il ne suffit pas d’avoir du temps pour ralentir.

À force de se dépêcher, de prévoir la suite, de remplir ses journées et de répondre aux sollicitations, la vitesse peut devenir une manière de fonctionner. Le corps s’y habitue. Nos gestes s’y adaptent. Notre attention aussi.

Et parfois, nous continuons simplement à courir alors que, pour quelques heures au moins, plus rien ne nous poursuit.

Quand se dépêcher devient une manière de vivre

Il suffit parfois de s’observer dans une journée ordinaire.

À quelle vitesse marchons-nous lorsque nous ne sommes pas en retard ? Comment mangeons-nous lorsque nous avons suffisamment de temps ? Que se passe-t-il lorsque nous devons attendre quelques minutes ? Faisons-nous une chose à la fois ou sommes-nous déjà mentalement dans celle qui vient après ?

Nous pouvons tellement nous habituer à la vitesse que nous finissons par ne plus la percevoir.

Le geste se raccourcit. Le pas s’accélère. On termine la phrase de l’autre. Pendant que l’eau chauffe, le téléphone est de retour dans nos mains 🙂 .On commence à ranger la cuisine tout en pensant au mail auquel il faudra répondre.

Comme s’il fallait toujours arriver quelque part.

Cette précipitation peut même devenir contre-productive. À vouloir aller trop vite, il arrive que l’on oublie quelque chose, que l’on doive recommencer, que l’on lise sans retenir ou que l’on passe sans cesse d’une tâche à l’autre.

Mais il y a autre chose.

Lorsque cette façon de fonctionner se répète suffisamment longtemps, l’urgence n’a plus nécessairement besoin d’être réelle pour être ressentie.

Il peut n’y avoir aucun rendez-vous dans l’heure qui vient, aucune échéance immédiate, personne qui nous attend… et pourtant quelque chose en nous continue à dire : allez, dépêche-toi.

Parce que notre rapport à la vitesse ne vient peut-être pas seulement de l’organisation de nos journées ou du monde dans lequel nous vivons.

Il s’est aussi construit au fil de notre histoire.

« Dépêche-toi » : quand la vitesse s’apprend aussi

« Allez, dépêche-toi ! »

Une petite phrase banale, entendue dans bien des familles. Le matin avant de partir à l’école, au moment de s’habiller, de terminer son petit-déjeuner, de monter dans la voiture.

Il ne s’agit évidemment pas de faire de chaque « dépêche-toi » entendu dans l’enfance la cause d’une vie menée à toute vitesse. Notre rapport au temps se construit de manière bien plus complexe.

Mais nous apprenons aussi par imprégnation.

Dans certaines familles, on fait vite. On ne traîne pas. Il faut être efficace. On passe rapidement à la suite. Plus tard, les exigences scolaires puis professionnelles peuvent renforcer cette manière de fonctionner.

Peu à peu, la rapidité peut être associée à l’efficacité, au sérieux, parfois même à la valeur que l’on s’accorde : une journée bien remplie devient une « bonne » journée.

L’analyse transactionnelle propose une grille de lecture intéressante à ce sujet avec ce que l’on appelle les drivers, ces messages intériorisés qui peuvent influencer notre manière d’agir. Parmi eux se trouve le driver « Dépêche-toi ».

Chez une personne très marquée par ce fonctionnement, prendre son temps peut devenir difficile, y compris lorsque rien ne presse. Faire vite devient presque automatique. Attendre peut agacer. La lenteur peut donner l’impression de perdre son temps.

Il ne s’agit pas de mettre une nouvelle étiquette sur nos comportements. Mais cette grille permet de poser une question intéressante : et si une partie de notre rapport à la vitesse avait été apprise ?

Et puis il y a tout ce que notre époque vient ajouter à cette histoire personnelle.

Une société qui nous apprend à ne plus attendre

Attendre une lettre. Attendre que les photographies soient développées. Attendre qu’un programme commence. Attendre d’être chez soi pour téléphoner à quelqu’un.

En quelques décennies, une partie de ces attentes a disparu.

Aujourd’hui, un message traverse le monde en quelques secondes. Une information est accessible immédiatement. Un achat peut se faire à n’importe quelle heure. Une série n’impose plus nécessairement d’attendre la semaine suivante. Et quelques secondes de chargement d’une page peuvent déjà nous sembler longues.

Ces évolutions nous ont évidemment apporté un confort considérable. Il ne s’agit pas de regretter le temps où il fallait davantage attendre. Mais elles ont aussi profondément modifié notre expérience du temps et nos attentes vis-à-vis de lui.

Le sociologue et philosophe Hartmut Rosa a beaucoup travaillé sur cette accélération de nos sociétés modernes. Il distingue notamment l’accélération technique, l’accélération des changements sociaux et l’accélération du rythme de vie.

Un paradoxe apparaît alors : les technologies nous permettent d’accomplir certaines choses beaucoup plus rapidement, mais ce temps gagné ne se transforme pas nécessairement en temps disponible. Nous pouvons aussi l’utiliser pour… faire davantage.

La machine lave le linge pendant que nous faisons autre chose. Un message évite un déplacement. Une démarche peut se réaliser en quelques minutes depuis un ordinateur. Un repas peut être préparé beaucoup plus rapidement.

Nous avons gagné du temps sur de nombreux gestes. Et pourtant, combien de fois disons-nous : « Je n’ai pas le temps » ?

Et lorsque presque tout devient accessible immédiatement, attendre change aussi de statut.

Quand le moindre temps vide devient difficile à habiter.

Quelques minutes dans une salle d’attente ? Le téléphone sort. Une file à la caisse ? Même chose. Un trajet en train ? Un écran.

Il ne s’agit pas de désigner le téléphone comme le grand responsable de notre incapacité à ralentir. Mais une question mérite d’être posée :

Que faisons-nous aujourd’hui des moments où il n’y a précisément rien à faire ?

Et si nous avions perdu les temps « entre deux » ?

Nous pourrions penser que le cerveau se met simplement au repos. En réalité, même lorsque nous ne sommes engagés dans aucune tâche particulière, il reste très actif.

Les neurosciences ont notamment identifié ce que l’on appelle le réseau du mode par défaut, impliqué lorsque notre esprit se tourne davantage vers lui-même : nous nous souvenons, nous imaginons, nous faisons des associations, nous laissons nos pensées vagabonder.

Autrement dit, ne rien faire en apparence ne signifie pas qu’il ne se passe rien.

Christophe André utilise à ce propos une expression que je trouve particulièrement parlante : « laisser respirer notre cerveau ».

Regarder quelques minutes par la fenêtre d’un train, marcher sans écouter quelque chose, attendre sans sortir immédiatement son téléphone…

Ces moments ne sont peut-être pas aussi inutiles que nous avons pris l’habitude de le penser.

Un temps non rempli n’est pas nécessairement un temps perdu.

Il peut simplement laisser un peu de place à ce qui émerge lorsque nous cessons, quelques instants, d’alimenter continuellement notre attention.

Reste une question : sommes-nous encore à l’aise avec cela ?

Car lorsqu’on cesse de remplir chaque interstice, on ne rencontre pas toujours immédiatement le calme.

Pourquoi ralentir peut aussi être inconfortable

Ralentir est souvent présenté comme quelque chose d’immédiatement agréable.

Une pause. Du calme. Une respiration. Enfin du temps pour soi.

Mais ce n’est pas toujours ainsi que les choses se passent.

Tant que l’on fait, l’attention est mobilisée par ce qu’il y a à faire. On organise, on répond, on anticipe, on produit, on s’occupe des autres.

Lorsque le mouvement ralentit, ce qui était moins perceptible peut reprendre de la place.

Une fatigue. Une tension dans le corps. Une émotion. Des pensées qui tournent. Une inquiétude que l’on avait tenue à distance.

Ou simplement cet étrange inconfort de ne plus savoir quoi faire de soi lorsque rien ne réclame notre attention.

C’est particulièrement important lorsque l’on parle d’anxiété. Demander à quelqu’un qui vit beaucoup d’agitation intérieure de « se poser » n’est pas toujours aussi simple qu’il y paraît. Le silence et l’immobilité peuvent parfois rendre certaines sensations ou pensées plus perceptibles.

Alors on repart dans l’action.

Pas nécessairement parce que l’on décide consciemment de fuir quelque chose. Mais parce que faire peut parfois être plus confortable que sentir.

C’est pour cela que ralentir ne peut pas toujours se résumer à décider de « faire moins ».

Il s’agit parfois d’un apprentissage : retrouver progressivement la capacité à rester présent lorsque le rythme diminue.

Et pour cela, le corps constitue peut-être l’un de nos meilleurs points de repère.

Le corps ne vit pas à la vitesse de nos agendas

Nous pouvons accélérer beaucoup de choses. Mais le corps, lui, a ses rythmes, ses besoins, ses limites.

Une émotion ne disparaît pas parce que nous avons décidé qu’il était temps de passer à autre chose. Une fatigue ne se résorbe pas simplement parce que l’agenda est plein.

Et surtout, le corps nous parle en permanence.

Encore faut-il pouvoir l’entendre.

Lorsque tout va vite, certains signaux peuvent passer au second plan. Une mâchoire serrée. Des épaules remontées. Une respiration plus courte. Une tension. La faim que l’on repousse. La fatigue que l’on ne remarque vraiment qu’une fois arrivé au bout de la journée, jusqu’à parfois avoir du mal à récupérer.

Ralentir peut alors commencer par quelque chose de beaucoup plus simple que « ne rien faire » : ralentir suffisamment pour percevoir.

C’est aussi ce que j’observe dans ma pratique de sophrologue. Lorsque l’on porte attention au corps, au mouvement, à la respiration ou aux sensations, il ne s’agit pas de rechercher à tout prix un état de calme. Il s’agit d’abord de revenir à ce qui est là.

Comment est-ce que je respire en ce moment ?

À quelle vitesse est-ce que je marche ?

Dans quel état est mon corps lorsque je fais tout « vite fait » ?

Que se passe-t-il si je ralentis simplement un geste ?

La lenteur n’est alors plus seulement l’opposé de la vitesse.

Elle devient une façon de remettre de la perception là où il y avait surtout de l’action.

Chronos et Kairos : tous les temps ne se vivent pas de la même manière

Nous parlons souvent du temps comme s’il n’en existait qu’un.

Celui que l’on regarde sur sa montre. Celui que l’on découpe dans son agenda. Celui que l’on compte, que l’on organise et que l’on essaie de ne pas perdre.

La pensée grecque nous a pourtant transmis plusieurs manières de nommer le temps. Deux d’entre elles peuvent nous aider à regarder autrement notre difficulté à ralentir : Chronos et Kairos.

Chronos renvoie au temps que l’on peut situer, mesurer, ordonner : celui des horaires, des rendez-vous, des échéances.

Kairos désigne plutôt le moment opportun, le moment juste, celui qui ne se résume pas à une quantité de minutes.

Cette distinction ouvre une question intéressante pour nos vies contemporaines :

À force de mesurer notre temps, savons-nous encore comment nous le vivons ?

Dix minutes à attendre lorsque l’on est pressé peuvent paraître interminables. Dix minutes à contempler un paysage peuvent passer presque sans que l’on s’en aperçoive. Une heure passée, absorbé par une activité que l’on aime, n’a pas la même texture qu’une heure passée à surveiller l’horloge.

L’horloge, elle, n’a pas changé de rythme.

C’est notre expérience du temps qui change.

Et si ralentir, c’était déjà prendre conscience de notre rapport à notre propre rythme ?

Route traversant un paysage naturel avec le mot Slow peint sur la chaussée

La nature : retrouver une autre expérience du temps

Il suffit parfois de passer un moment dehors pour se rappeler une évidence : il existe un temps pour chaque processus.

Une graine germe lorsque les conditions sont réunies. Un arbre pousse à son rythme. Les saisons se succèdent sans que nous puissions les presser.

La nature n’est d’ailleurs pas toujours lente. Elle peut être rapide, intense, parfois brutale. Mais elle nous confronte à des temporalités que nous ne maîtrisons pas complètement.

On peut planter une graine, l’arroser, prendre soin de la terre. Mais on ne peut pas tirer sur la tige pour la faire pousser plus vite.

Il en va parfois de même pour nous. Certaines choses ont besoin de temps : récupérer, traverser une émotion, intégrer une expérience, laisser mûrir une décision.

Dans la pratique de l’écothérapie, être avec la nature, au contact du vivant, permet justement de faire l’expérience de ces autres rythmes, de ces autres temporalités.

Marcher. Observer. Sentir. S’arrêter parfois.

Ralentir, ce n’est pas vivre au ralenti

Il ne s’agit pas de faire l’éloge de la lenteur en toutes circonstances.

Il y a des moments où il faut aller vite. Et d’autres où cette vitesse est même agréable : elle peut être synonyme d’élan, d’énergie, de mouvement.

L’enjeu serait plutôt de retrouver une certaine souplesse dans notre rapport au temps.

Pouvoir accélérer. Pouvoir ralentir. Et sentir quand nous avons besoin de passer de l’un à l’autre.

Cela peut commencer très simplement.

Faire un geste un peu moins vite et observer ce que cela change.

Marcher sans chercher à gagner quelques secondes.

Laisser parfois un temps d’attente… être un temps d’attente.

Ou se poser cette question au milieu d’une journée :

« Là, maintenant, qu’est-ce qui m’oblige réellement à aller vite ? »

Ralentir : attention à ne pas en faire une nouvelle injonction

À force d’entendre qu’il faudrait ralentir, prendre du temps pour soi, méditer, respirer, déconnecter… nous pourrions presque finir par nous mettre la pression pour réussir à ralentir.

Ce serait un drôle de paradoxe.

Ralentir n’est pas une performance supplémentaire à ajouter à la liste. Et il ne s’agit pas non plus de chercher à tout faire lentement.

Il y a des périodes de vie où le rythme est soutenu. Des journées pleines. Des moments où l’on aime aller vite. L’enjeu n’est pas de lutter contre cela, mais de pouvoir retrouver une marge de choix lorsque la vitesse devient automatique.

Autre piège : vouloir absolument « se poser » alors que cela génère beaucoup d’inconfort.

Nous l’avons vu plus haut : lorsque l’agitation est importante, ralentir peut rendre plus perceptibles certaines pensées, sensations ou émotions. Dans ce cas, mieux vaut parfois y aller progressivement, en passant par le mouvement, la marche, la respiration ou simplement quelques instants d’attention au corps, plutôt que de s’imposer brutalement le silence et l’immobilité.

Ralentir peut s’apprivoiser.

Et parfois, ce qui semble être une simple difficulté à lever le pied mérite aussi que l’on regarde un peu plus loin.

Quand la difficulté à ralentir mérite-t-elle d’être accompagnée ?

Avoir une vie bien remplie, aimer être actif ou traverser une période particulièrement intense ne signifie pas nécessairement qu’il y a un problème.

Mais parfois, l’impossibilité de ralentir s’accompagne d’autres signes : une anxiété importante, des difficultés de sommeil, une fatigue qui s’installe, une irritabilité inhabituelle, une sensation d’être constamment sous tension ou de ne jamais parvenir à « décrocher ».

Lorsque cet état devient durable, qu’il génère de la souffrance ou qu’il commence à avoir des répercussions sur la vie quotidienne, il peut être utile d’en parler à un professionnel de santé.

Un accompagnement complémentaire, notamment en sophrologie, peut également aider à retrouver davantage de perception du corps, à mieux repérer ses tensions et ses besoins, et à expérimenter progressivement d’autres manières de réguler son rythme.

Je me répète 😊   ,l’objectif n’est toujours pas de devenir plus lent.

Mais de ne plus avoir le sentiment d’être constamment emporté par son propre rythme.

Questions fréquentes sur la difficulté à ralentir

Pourquoi est-ce que je me dépêche même quand j’ai le temps ?

À force de fonctionner dans l’urgence, la vitesse peut devenir une habitude. Les contraintes du quotidien, notre histoire, certains apprentissages et le rythme de vie actuel peuvent contribuer à installer cette manière de fonctionner.

C’est ainsi que l’on peut continuer à se dépêcher alors même qu’aucune urgence réelle ne l’impose.

Pourquoi je culpabilise quand je ne fais rien ?

Nous pouvons avoir appris à associer une journée bien remplie à une journée « utile » ou « réussie ».

Ne rien faire peut alors donner l’impression de perdre son temps, voire de ne pas en faire assez. Pourtant, un temps non rempli n’est pas nécessairement un temps perdu.

Pourquoi ralentir peut-il m’angoisser ?

Lorsque nous sommes très occupés, notre attention est tournée vers ce que nous avons à faire. En ralentissant, certaines sensations, émotions ou pensées peuvent devenir plus perceptibles.

Pour certaines personnes, notamment en période d’anxiété ou de forte agitation intérieure, ce changement peut être inconfortable. Il peut alors être préférable d’apprivoiser progressivement le ralentissement plutôt que de se forcer à « ne rien faire ».

Comment apprendre à ralentir au quotidien ?

Il n’est pas nécessaire de bouleverser toute son organisation.

On peut commencer par observer les moments où l’on accélère sans véritable nécessité : ralentir un geste, marcher un peu moins vite, laisser quelques minutes entre deux activités ou simplement se demander :

« Là, maintenant, qu’est-ce qui m’oblige réellement à aller vite ? »

L’objectif n’est pas de tout faire lentement, mais de retrouver davantage de choix dans son propre rythme.

Habiter son temps

Nous avons appris à compter le temps, à l’organiser, à le remplir et, surtout, à essayer d’en gagner.

Mais peut-être pouvons-nous déplacer légèrement la question.

Non plus seulement :

Comment gagner du temps ?

Mais :

Comment est-ce que j’habite le temps que j’ai ?

Habiter son temps, ce serait pouvoir être vraiment là dans ce que l’on fait. Ne pas toujours vivre quelques minutes en avance sur soi-même.

Retrouver des moments où il n’y a rien à optimiser, rien à accélérer, rien à réussir.

Cela peut passer par le corps, qui nous ramène à ce qui se vit maintenant.

Par la nature, qui nous confronte à d’autres rythmes que les nôtres.

Par ces espaces laissés disponibles, dans lesquels la pensée peut vagabonder.

Et peut-être, simplement, par la possibilité de faire une chose au rythme où elle a besoin d’être faite.

Finalement, ralentir n’est peut-être pas chercher à vivre plus lentement.

C’est retrouver la liberté de ne pas toujours se dépêcher.

Et réapprendre, peu à peu, à habiter son temps.

Et si vous commenciez par écouter votre propre rythme ?

Si vous avez le sentiment de toujours courir, de ne plus réussir à vous poser ou simplement de ne plus très bien savoir comment retrouver un rythme qui vous convient, je peux vous accompagner dans ce cheminement.

À travers la sophrologie, le travail corporel et, lorsque cela a du sens, l’écothérapie, nous pouvons explorer ensemble ce qui vous maintient dans cette accélération et retrouver progressivement davantage d’espace, de perception et de choix.

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Sources et références

Rosa, Hartmut. « Social Acceleration: Ethical and Political Consequences of a Desynchronized High-Speed Society », Constellations, vol. 10, no 1, 2003, p. 3-33.

Rosa, Hartmut. Social Acceleration: A New Theory of Modernity, Columbia University Press, 2013.

Menon, Vinod. « 20 years of the default mode network: A review and synthesis », Neuron, vol. 111, no 16, 2023, p. 2469-2487. DOI : 10.1016/j.neuron.2023.04.023.

Kahler, Taibi. « Drivers: The Key to the Process of Scripts », Transactional Analysis Journal, vol. 5, no 3, 1975, p. 280-284.

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